Réginald Auger

Cochercheur-ses, Professeur-es à la retraite | Université Laval

Professeur émérite au Département des sciences historiques de l’Université Laval

Département des sciences historiques

Pavillon Charles-De Koninck, local 6225
1030, avenue des Sciences-Humaines
Université Laval
Québec, QC, G1V 0A6, Canada

Courriel : Reginald.Auger@celat.ulaval.ca

Téléphone : (418) 656-2952 poste (418) 656-5727

Domaines d’expertises et thèmes de recherche :

Préhistoire paléoesquimaude
Archéologie de la période moderne (XVIe-XIXe siècle)
Archéologie urbaine, archéologie des contacts
Tradition orale et archéologie
Histoire de la pensée en archéologie

Site web : hst.ulaval.ca

Biographie

Mes études doctorales à l’Université de Calgary (1989) ont porté sur les contacts entre les Inuit du Labrador et les Européens au XVIIIe siècle.  En utilisant conjointement les sources écrites et les données archéologiques, j’ai réussi à démontrer le métissage qui s’est produit entre les populations d’origine européenne et les Autochtones du Labrador. Ces recherches faisaient suite à des études de deuxième cycle à l’Université Memorial de Terre-Neuve (1983) sur la préhistoire paléoesquimaude. Un stage postdoctoral (1990-1992) au sein d’une équipe de recherche du CELAT de l’Université Laval m’a permis de continuer ces études de l’effet du contact entre Basques et Amérindiens dans l’estuaire du Saint-Laurent. Au début des années 1990, je me suis joint à une équipe de la Smithsonian Institution afin de poursuivre mes travaux en mettant l’accent sur le XVIe siècle. Les résultats de ces deux projets de recherche : Les Basques dans l’estuaire du Saint-Laurent et Archéologie des voyages de Frobisher ont fait l’objet d’expositions respectivement au Parc de l’Aventure basque en Amérique à Trois-Pistoles et au Musée canadien des civilisations à Ottawa.

Pendant ma carrière de professeur-chercheur à l’Université Laval, j’ai codirigé un projet de recherche en archéologie urbaine à Québec pendant 25 ans, ce projet était en même temps le chantier-école de l’Université Laval. Ce projet de recherche sur la relation ville/campagne visait à démontrer l’interdépendance entre les deux entités où nous mettons en application une approche écosystémique.  La réputation dont jouit la recherche en archéologie de la période moderne à l’Université Laval a fait en sorte que nous avons été invités en 1996 par la Direction régionale des Affaires culturelles de la Guyane française à entreprendre un programme de recherche en archéologie coloniale. Cette recherche franco-canadienne qui s’est déroulé sur 22 années visait à documenter les effets de l’esclavage pratiqué sur une habitation sucrière de la Guyane. J’ai également offert pendant neuf ans un autre chantier-école au site national du fort Saint-Jean. Cette recherche a permis de former un grand nombre d’étudiants sur le thème de l’archéologie militaire.

J’ai été directeur des programmes d’archéologie, d’ethnologie et de muséologie aux trois cycles et directeur du CELAT pendant un mandat. Dans mon rôle de professeur, j’ai donné des cours portant sur la théorie, la pratique et la méthode en archéologie et dirigé de nombreux étudiants en archéologie de la période moderne, en préhistoire et sur des sujets en archéométrie. En collaboration avec mes collègues des programmes d’archéologie, j’ai mis sur pied les Laboratoires d’archéologie de l’Université Laval, que j’ai dirigés pendant 15 ans, et fondé le Groupe de recherche en archéométrie, que j’ai dirigé pendant 25 ans. En plus des centaines d’étudiants de 1er cycle qui ont travaillé sur mes projets, j’ai dirigé une quarantaine d’étudiants aux études supérieures.

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